
France · 0e Siècle
En 1430, pendant la période bourguignonne en France, une Hostie consacrée fut volée et entra en possession d'une femme qui, selon les récits historiques, n'était pas familière avec l'enseignement catholique sur la Présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Les circonstances exactes de la façon dont elle a obtenu l'Hostie restent historiquement peu claires, bien que certains récits suggèrent qu'elle aurait pu être achetée à quelqu'un qui avait volé des objets liturgiques.
La femme, ne comprenant pas la nature sacrée de ce qu'elle possédait, tenta d'extraire l'Hostie du récipient de métal ou de verre (ciboire ou ostensoir) dans lequel elle était conservée. À l'aide d'un couteau, elle coupa l'Hostie pour l'en extraire.
Alors que la lame touchait l'Hostie, du sang vivant commença à couler de la plaie — comme si elle coupait dans de la chair vivante plutôt que du pain. La femme fut horrifiée et terrifiée par ce dont elle fut témoin. Alors que le sang séchait à la surface de l'Hostie, il laissa derrière lui une image : Jésus assis sur un trône, entouré des instruments de la Passion (la croix, les clous, la couronne d'épines, la lance et d'autres symboles de sa crucifixion).
Accablée par l'événement surnaturel et craignant la punition divine, la femme porta l'Hostie aux autorités ecclésiastiques et confessa ce qui s'était passé. L'Hostie saignante avec son image miraculeuse fut examinée par des officiels ecclésiastiques et fut finalement placée en reliquaire dans la ville de Dijon, en Duché de Bourgogne (dans la France actuelle).
L'Hostie demeura parfaitement conservée pendant 361 ans, exposée à la vénération publique à Dijon. Selon la tradition locale, le Pape Eugène IV (1431-1447) entendit parler du miracle et offrit personnellement l'Hostie miraculeuse au Duc Philippe le Bon de Bourgogne en 1433, bien que la documentation officielle du Vatican concernant cette intervention pontificale n'ait pas été vérifiée.
L'Hostie miraculeuse fut vénérée à Dijon jusqu'en 1794, quand les révolutionnaires français la détruisirent pendant les persécutions violemment anticatholiques de la Révolution. Malgré la destruction de l'Hostie, le souvenir du miracle fut préservé par divers moyens, notamment un vitrail de la Cathédrale de Dijon représentant la scène de la femme coupant l'Hostie et le sang s'en écoulant.
Le miracle démontre puissamment la Présence réelle du Christ dans l'Eucharistie — que ce qui apparaît comme du pain est véritablement le Corps et le Sang de Jésus. Quand l'Hostie fut coupée avec un couteau, elle saigna comme saignerait de la chair vivante, confirmant la doctrine catholique de la transsubstantiation.
Ce miracle ancien bénéficie d'une acceptation historique et d'une tradition au sein de l'Église s'étendant sur plusieurs siècles, bien qu'aucune documentation formelle subsistante n'ait été trouvée.
La tradition selon laquelle le Pape Eugène IV aurait personnellement offert l'Host miraculeuse au Duc Philippe de Bourgogne en 1433 suggère une conscience pontificale et une reconnaissance implicite, bien qu'aucune bulle papale, lettre ou document du Vatican subsistant ne confirme explicitement cette histoire. Si elle était authentique, cela représenterait une approbation ecclésiastique significative au plus haut niveau. Les autorités de l'Église locale à Dijon ont accepté le miracle et ont autorisé la vénération publique de l'Host pendant 361 ans (1433-1794), ce qui indique une reconnaissance soutenue au niveau du diocèse. La création d'une verrière commémorative dans la Cathédrale de Dijon démontre un soutien ecclésiastique officiel à cette dévotion. Cependant, l'article de l'Encyclopédie catholique sur l'« Host » mentionne un miracle eucharistique différent dans le Diocèse d'Autun (qui devint plus tard une partie du Diocèse de Dijon) : un événement de 1331 dans la ville de Blanot où une Host « laissa une empreinte sanglante sur un tissu ». L'Encyclopédie ne mentionne pas le miracle de Dijon de 1430, ce qui suggère qu'il n'a pas bénéficié d'une reconnaissance ecclésiale universelle au niveau de la documentation encyclopédique. L'absence de documentation d'enquête canonique formelle et le manque de mention dans les principaux ouvrages de référence de l'Église place ceci dans la catégorie des miracles « historiquement reconnus »—ceux acceptés et vénérés localement pendant des siècles mais sans enquête formelle au niveau du Vatican ni reconnaissance ecclésiale universelle.
Statut de reconnaissance recoupé à l'aide de Magisterium AI, un outil tiers qui recherche dans un corpus de documents de l'Église catholique. Ceci ne constitue pas une vérification officielle de l'Église.
Official exhibition page with historical account
Historical documentation and theological context
Biography of Pope Eugene IV (1431-1447) who promoted Eucharistic devotion
13th-century Gothic church where the miracle occurred, with medieval stained glass from c. 1235